13.6.05

Les limites de la pensée


Les limites de la pensée
Originally uploaded by Nahandove.
Traduction approximative de la langue de Goethe :
- On va fermer, vous allez en reprendre un ?
- Je ne pense pas...
Et vous comprenez la suite sans trop de difficulté ! Voyez ainsi Descartes pris à son propre piège, ou, dans un langage plus philosophique, voyez la plus grande erreur de Descartes : avoir fondé l'ordre des raisons sur une dichotomie entre le "je pense" (--> connaissance, conscience) et le "j'existe" (--> réalité substantielle). L'ego n'est pas une vérité médiate du cogito ! En cela la formule guillamaldienne "VOLO-SUM !" est tout à fait juste, car il n'y a de preuve absolue que dans l'effort et dans l'épreuve, qui sont le vécu immanent de notre corps, qui lui-même, et comme la subjectivité, appartiennent à la sphère de certitude absolue : oui, l'expérience de l'égo et du corps sont une seule et même expérience vitale, interne ! Nous sommes et pensée pure, res congitans, et corps, res extensa, ne l'oublions pas ! Ces heureux comics sont là pour nous le rappeler allègrement, et dans la détente ! Ne négligeons pas notre corps, point d'insertion dans le monde... Sans pour autant basculer dans l'hédonisme, ainsi soit-il.

12.6.05

La musique adoucit les moeurs (bis)

Je reviens sur le titre que Verlaine donne à ce "croquage" plutôt que croquis : "la musique adoucit les moeurs". J'aimerai connaître votre avis sur la question. Evidemment, Verlaine est ici ironique, et ce que j'aime particulièrement, c'est le fait que nous puissions voir à travers ces quelques traits que le tapage nocturne et les nuisances sonores ont de tout temps existé. Cela nous appelle aussi à faire la différence entre musique, -harmonie d'accords et de dissonnances- et grossiers bruits de travaux qui envahissent l'espace, et qui se veulent expression musicale d'une certaine philosophie...
Alors, que pensez-vous de la musique ? Aimez-vous la musique ? Et aimez-vous Brahms ?...

"La musique adoucit les moeurs"


"La musique adoucit les moeurs"
Originally uploaded by Nahandove.
Pour les musiciens et les mélomanes, et les amateurs de poésie et les poètes, -il me vient à l'esprit que l'un ne vient pas sans l'autre, la poésie étant musique, magnifique "clavier des mots" comme le dit Mallarmé, et la musique étant réciproquement poésie,...points de suspension...Pause et maintien de la voix... Phrase interrompue, bref : à ces deux manières d'être au monde et d'aimer, je tiens à combiner ici un troisième, l'art pictural, -une autre de mes passions à laquelle je me livre aussi souvent que possible-, qui peut lui aussi saisir au vif les images, les pensées, leur restituer une beauté, ou leur en donner une nouvelle. Il existe un poésie et une personnalité du trait, et pour illustrer mon propos, voyez ici Rimbaud au piano croqué par Verlaine... Vous saurez apprécier l'humour et la rencontre amusante de trois dimensions ici géniales ! On peut aussi se permettre d'y lire une invitation à l'ouverture de l'artiste aux horizons d'autres artistes... Enjoy !

Haiku...

En réponse à Robert de la Roche qui m'a fait découvrir la remarquable forme poétique qu'est le haïku. Les haïku, venus du pays du soleil levant, construits en vers de cinq, sept et cinq syllabes, tendent en cela vers l'épure, beauté incomparable, plénitude car cyclicité de la forme...
Nous avons par ailleurs constaté sur un site dédié aux haïku et autres vers comment les Québecois se conforment aux règles métriques (si l'ont peut projeter nos appellations sur l'anthologie japonaise et cet art de composition qui a tant de succès).


"haru oshimu
kokoro hisureba
oini ker"i
En secret
Le printemps me manque
Je vieillis
(Seiho Awano)

"Hisho no ko o onami tako yuri ni keri
Les grosses vagues
Ont ébranlé l'estivante"
Ballottée sur les crêtes.
(Dakotsu Iida)

"Dorotsuki no ashi no shirosa yo haru no kawa
Blancheur"
De pieds maculés de boue.
Rivière du printemps.
(Tae Kakimoto)


Maintenant, inspiration pour la langue française, voici quelques exemples quebecois, excutés avec force virtuosité (certes certes, car on a vu comment leur langue française reste encore enracinée au françois médiéval !)

"pendant ton sommeil
je joue avec les nuages
et tu n'en sais rien"
(Lisa Carducci)

"dans l'aube indécise
des senteurs de foin coupé
embaument mes pas"
(Florian Chrétien)


Quant à vous, chers poètes qui lisez ces quelques lignes, libre à vous de laisser vos impressions, ce qu'on appelle communément les "comms" (en langage djeunziaque), ou même vos propres écrits poétiques, sachez que personne ici ne vous plagiera, car si nous nous retrouvons ici, c'est que nous mettons un point d'honneur à notre authenticité et notre spontanéité !...

"Ô Muse..."

un geste, une manière d'être au monde


un geste, une manière d'être au monde
Originally uploaded by Nahandove.
*SOYONS DISTRAITS POUR VIVRE !!!*

intériorité, mouvement et totale harmonie


intériorité, mouvement et totale harmonie
Originally uploaded by Nahandove.
"C’est la terre, le sol, le lieu solide, le plan sur lequel piétine la vie ordi¬naire, et procède la marche, cette prose du mouvement humain.

Oui, ce corps dansant semble ignorer le reste, ne rien savoir de tout ce qui l’environne. On dirait qu’il s’écoute et n’écoute que soi ; on dirait qu’il ne voit rien, et que les yeux qu’il porte ne sont que des joyaux, de ces bijoux inconnus dont parle Baudelaire, des lueurs qui ne lui servent de rien.

C’est donc bien que la danseuse est dans un autre monde, qui n’est plus celui qui se peint de nos regards, mais celui qu’elle tisse de ses pas et construit de ses gestes. Mais, dans ce monde-là, il n’y a point de but extérieur aux actes ; il n’y a pas d’objet à saisir, à rejoindre ou à repousser ou à fuir, un objet qui termine exactement une action et donne aux mouvements, d’abord, une direction et une coordination extérieures, et ensuite une conclusion nette et certaine.


Ce n’est pas tout : ici, point d’imprévu ; s’il paraît quelquefois que l’être dansant agit comme devant un incident imprévu, cet imprévu fait partie d’une prévision très évidente. Tout se passe comme si... Mais rien de plus !

Donc, ni but, ni incidents véritables, point d’extériorité...

Le philosophe exulte. Point d’extériorité ! La danseuse n’a point de de¬hors... Rien n’existe au-delà du système qu’elle se forme par ses actes, systè¬me qui fait songer au système tout contraire et non moins fermé que nous constitue le sommeil, dont la loi tout opposée est l’abolition, l’abstention totale des actes.

La danse lui apparaît comme un somnambulisme artificiel, un groupe de sensations qui se fait une demeure à soi, dans laquelle certains thèmes muscu¬laires se succèdent selon une succession qui lui institue son temps propre, sa durée absolument sienne, et il contemple avec une volupté et une dilection de plus en plus intellectuelles cet être qui enfante, qui émet du profond de soi-même cette belle suite de transformations de sa forme dans l’espace ; qui tantôt se transporte, mais sans aller véritablement nulle part ; tantôt se modifie sur place, s’expose sous tous les aspects ; et qui, parfois, module savamment des apparences successives, comme par phases ménagées ; parfois se change vivement en un tourbillon qui s’accélère, pour se fixer tout à coup, cristallisée en statue, ornée d’un sourire étranger."
Paul Valéry...

--> Une philosophie de la vie ! car point d'extériorité... Important pour se façonner, et se faire étoile dansante !

"God save the Queech"

Que tous ceux qui ont soif de spiritualité et de renouveau spiritique se joignent à moi et élèvent leur voix vers cette entité suprême révélée à Robert de la Roche, la Quiche ! Lui mieux que moi saura vous dire les bienfaits et les béatitudes qui vont seront assurées dès lors que vous appartiendrez à ce cercle irradiant de lumière et de cérébralité.
Sachez que bientôt les hommes reconnaîtront l'Unique vérité de cette Quiche qui S'autocuit et qui S'hypostasie dans notre monde, car le moment approche où enfin Sa Parole, rapportée par le superbe Robert de la Roche, sera publiée et à la portée de tout un chacun, pour que tombe le voile obscur qui s'était battu dans notre conscience.
J'ai eu l'honneur de lire ces lignes de la Bible de la Quiche, lignes qui insufflent la vie et rayonnent la sagacité, la finesse d'esprit, d'une qualité remarquable, pour une humanité qui saura décrypter l'omniprésence talentueuse, pétillante et si fascinante, de la Quiche à chaque instant de notre vie...
Si vous souhaitez déjà vous familiariser avec l'esprit de la Quiche et la grandeur de son grand gourou, Robert de la Roche, ami très *cher*, saisissez ce lien, au son des clic clic de la souris... http://alamaz.blogspot.com